mardi 2 avril 2019

L'anras préfère investir dans le béton plutot que dans son personnel

    L'ANRAS est assise sur un confortable matelas, elle place même NOS économies sur des "Fonds de Capitalisation" ! Oui NOS économies car chacun sait que cette quinzaine de millions engrangés est avant tout le fruit des actrices et acteurs de terrain ! Ce fric, c'est aussi nous qui l'avons gagné !

    L'association-employeur ANRAS va percevoir, cette année encore, une manne de 3.400.000 euros d' "allègement" de
cotisations 2019 et de paiement du crédit d'impôt sur les taxes sur les salaires 2018.
    L'ANRAS a généreusement décidé d'en attribuer 100.000 € à quelques salariés, les "bas salaires" comme elle le reconnait elle même. Comme si avoir un salaire de base supérieur à 1500 € net faisait de vous un nanti !

Impréparation, amateurisme ou stratégie ?
    Alors que le versement de cette prime, dite "Macron", en réponse au mouvement des Gilets Jaunes, est possible depuis décembre 2018 et ce jusqu'au 31 mars 2019, l'ANRAS présente le 21 mars, très proche de la date limite, un montant que l'association est prête à verser. Soit 140 € aux salariés percevant un salaire maximum  de 1900 € brut
    Les services comptables de l’ensemble des établissements ont reçu le même jour, soit le  21 mars  une directive de l'employeur de verser la prime de 140 euros alors même que les négociations n’étaient pas engagées ! Directive qui sera suspendue par la suite.
         L'ANRAS présente le montant de cette prime de façon unilatérale. Or s'il y a eu négociation, c'est bien parce que nos élu.e.s CGT ont rappelé le cadre légal, qui prévoit le versement de cette prime à la condition d'un accord avec les Organisations Syndicales (OS) dans le cas où cette prime devait être versée au-delà du 31 janvier.
    Dans tous les cas la « méthode » impulsée par l’ANRAS n’a finalement eu pour effet que de traiter cette question dans l’URGENCE (réunions  les 22 mars et  26 mars), ne donnant pas la latitude nécessaire aux OS pour faire valoir leurs revendications (prime graduée allant de 400 à 200€, touchant le plus grand nombre de salarié.e.s).

Des élu.e.s CGT responsables et combatifs   
    Les négociateurs de la CGT n'ont eu d'autre choixque de signer, la mort dans l'âme et le couteau sous la gorge, cet accord indigne rédigé en 10 minutes. Sinon, adieu la prime pour nos collègues aux plus bas salaires !
    Les quelques 650 collègues (en CDD ou CDI) sur les 3 000 personnes qui ont travaillées pour l'ANRAS depuis un an vont donc avoir la surprise de percevoir 160 euros de prime sur leur rémunération de mars 2019.

    Evidemment, notre employeur doit nous répondre :
- Pourquoi une aumône aussi ridicule, alors que les comptes administratifs confirment que la trésorerie associative est florissante ? Pour rappel, les associations voisines (ASEI, ARSEAA, AGAPEI...) versent des primes allant de 400 à 250 euros
- Pourquoi aussi peu de salarié.e.s ? Pour rappel, les associations voisines versent des primes jusqu'à au moins deux fois et demi voire trois fois le SMIC ) 80% des salariés de l'ANRAS gagneraient-ils trop ?
- A quoi va servir le reste, les 3.400.000€ qui remplissent les caisses de l'ANRAS grace à notre travail ?


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire