mardi 31 mars 2026
vendredi 29 août 2025
vendredi 27 juin 2025
lundi 6 janvier 2025
L’éducation spécialisée, la dérive informationnelle et la perte de sens des métiers
Parce qu’ils sont un vecteur de développement de l’intelligence collective, l’information ainsi que ses modes de production et de diffusion sont à la fois la cause et le matériau d’une dynamique d’entreprise et donc de l’efficacité des agir professionnels. Par-delà les débats idéologiques concernant les termes d’entreprise et d’efficacité appliquées au domaine d’activité des métiers de l’humain, l’énoncée d’une telle vérité pourrait avoir l’apparence d’une pure banalité. Et pourtant, à l’heure où les démocraties n’ont jamais été autant menacées par les nouveaux modes de production et de consommation de l’information, les défis à relever sont de taille pour les établissements et services sociaux et médico-sociaux ; lesquels, à leur échelle, ne sont rien d’autre qu’un reflet du fonctionnement de la société.
jeudi 24 octobre 2024
vendredi 24 mai 2024
vendredi 26 avril 2024
jeudi 23 novembre 2023
Résultats élections 2023
CGT 73,92% - Sud 19,04% - CGC 7,03%
Voilà les résultats sur l'ensemble de l'ANRAS (plus de précision dans les jours à venir)
1426 votants - 69,82 %
Plus précisément par filière :
CSE Protection de l'Enfance et des Familles
Collège non-cadres - 746 votants (67,33%)
CGT 15 élu.e sur 24 - 7 Sud- 2 FO
Collège cadres - 91 votants (63,19%)
CGT 3 élu.es - 3 CGC
CSE Médico-Social
Collège non-cadres - 423 votants (72,93%)
CGT 13 élu.e 2 Sud
Collège cadres - 90 votants (73,77%)
CGT 3 élu.es 1 CFDT 1 CGC
CSE AGES (EHPAD)
Collège non-cadres - 234 votants (71,78%)
CGT 9 élu.es - 1 FO
Collège cadres - 19 votants (67,86%)
2 CGC
CSE Cohésion Sociale et Siège Social
Collège non-cadres - 71 votants (73,20%)
CGT 4 élu.es - 1 Sud
Collège cadres - 19 votants (82,61%)
1 CGC
mercredi 1 novembre 2023
samedi 5 août 2023
dimanche 11 juin 2023
"Ne subissons plus les pressions et les injonctions"
Ce mardi, des salariés de l’Anras Itep de Massip se sont regroupés sous la halle de Capdenac pour un pique-nique revendicatif.
Sous la houlette de la CGT ANRAS 12, ce rassemblement se voulait être un temps de réflexion collective, de recueil des revendications de chacun. Ils étaient une trentaine à exprimer leur ras-le-bol face une situation de travail qui se dégrade avec "des jeunes en souffrance, des collègues épuisés, une direction qui ne trouve pas ses marques et trop de questions restant sans réponses" précisent-ils. Un malaise qui selon leur dire va crescendo car l’institution n’apporte plus de réponses adaptées face aux pathologies des jeunes accueillis qui ne trouvent pas là le cadre sécurisant pourtant nécessaire à développer leurs capacités à s’inscrire à nouveau dans la société.
"Ne subissons plus les pressions et les injonctions"
Et Daniel Rifaut, secrétaire de la CGT ANRAS 12 de conclure : "je tiens à dénoncer les problématiques relationnelles rencontrées avec la hiérarchie. Ne subissons plus les pressions, les injonctions qui nuisent à la santé et à la qualité du travail. Demandons le dialogue, la concertation, la reconnaissance de notre expertise, de notre implication, la mise en place d’un climat de confiance, de coopération, le respect de nos droits, de notre dignité… Nous sommes prêts à nous mobiliser pour faire entendre notre voix et défendre nos intérêts, à nous battre pour l’amélioration de notre ITEP, pour le bien-être des enfants et jeunes que nous accompagnons…" L’institution quant à elle par la voix du directeur de l’ITEP de Massip, M. Rous, assure tout mettre en oeuvre pour travailler dans la concertation et l’échange avec ses salariés.
lundi 5 juin 2023
mardi 16 mai 2023
Non à la tarification à l’activité dans le médico-social !
Sept députés publient un texte pour dénoncer la réforme SERAFIN-PH, largement inspirée de la tarification à l’acte de l’hôpital public et qui va dégrader profondément le service public d’accompagnement des personnes en situation de handicap.La réforme SERAFIN-PH (Services et Établissements : Réforme pour une Adéquation des Financements aux Parcours des personnes Handicapées), qui est actuellement expérimentée dans le secteur médico-social, va dégrader profondément le service public d’accompagnement des personnes en situation de handicap. Les professionnel.les des structures concernées tirent la sonnette d’alarme sur cette tarification à l’activité qui ne dit pas son nom et déshumanise le travail social.
SERAFIN-PH est, en effet, largement inspiré de la T2A qui a contribué aux graves crises que connaît l’hôpital public depuis bientôt vingt ans. Ce système attribue une valeur à chaque acte. L’établissement est financé en fonction d’une liste de tâches réalisées par les salarié.es : certaines étant plus rentables que d’autres.
L’intégrer au service public d’accompagnement des personnes en situation de handicap constitue une double menace. Pour les personnels, exposés à des mesures d’économies ou des exigences de rendements qui vont voir leurs conditions de travail se dégrader. Pour les usagers, dont la qualité de l’accompagnement dépendra de choix bureaucratiques dans la classification des actes.
Comment le gouvernement compte-t-il mettre en place ce dispositif ? La Caisse Nationale pour la Solidarité et l’Autonomie (CNSA) a dressé une liste de 25 « besoins » et d’une cinquantaine de « prestations », auxquels devront correspondre tous les actes accomplis par les professionnel.les.
Ce projet est actuellement en phase d’expérimentation dans 10 % des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESMS). Sa généralisation est prévue pour 2025. Cette vision de l’accompagnement, comme une série d’actes isolés les uns des autres, ignore la nécessaire dimension globale de la prise en charge des personnes.
Cela donne l’illusion que cette dernière peut se réduire à une addition d’actes techniques, comme pour réparer une machine défectueuse. Il suffirait de trouver le bon mode d’emploi, à chaque besoin correspondrait une « prestation ». Ce serait à la personne de s’adapter à l’institution et non l’inverse.
Sous couvert de « personnalisation », SERAFIN-PH standardise donc les accompagnements. Les saisies informatiques déshumanisantes génèrent d’importants risques psychosociaux, chez les salarié.es. Cette démarche accroît le contrôle sur leur travail, ils et elles doivent rendre compte de chacun de leurs actes à la minute et de façon chronométrée. Décliner les métiers en succession de tâches donne aux directions le pouvoir de formuler des exigences de productivité. De ce fait, elles deviennent encore davantage les « courroies de transmission » des autorités tarificatrices.
Simultanément à cette tentative de mise au pas, il semble que nous soyons en train d’assister à une libéralisation à marche forcée du secteur médico-social. SERAFIN-PH facilite le recours à des prestataires privés. Les services rentables seront externalisés, le reste – ce que le privé ne souhaite pas faire – demeurera dans un secteur public ou associatif dégradé. Nous connaissons cette logique avec l’hôpital. Aucune économie à la clé, au contraire : à la fin, chacun pour soi, et des dépenses privées qui explosent.
Enfin, toute cette démarche est absurde puisque le 6 janvier dernier, Emmanuel Macron a annoncé dans ses voeux aux soignant.es sa volonté de mettre fin à la tarification à l’activité. Ce qui est mauvais pour les hôpitaux serait devenu bon pour le médico-social ?
Un seul moyen d’améliorer le service rendu au public et les conditions de travail des salarié·e·s : un financement récurrent, selon le nombre de bénéficiaires et la nature des projets locaux. Cette amélioration passe aussi par la mise en œuvre de politiques ambitieuses en investissant dans la formation et en agissant sur la société (accessibilité de l’école, des logements, du milieu professionnel, des lieux culturels…).
Le dispositif SERAFIN-PH y fait obstacle. Archaïque et dangereux, son abandon n’est pas négociable.
Signataires
Hendrik Davi, député LFI.
Hadrien Clouet, député LFI.
Marianne Maximi, députée LFI.
François Ruffin, député LFI.
Jérôme Guedj, député PS.
Arthur Delaporte, député PS.
Sophie-Taillé Polian, députée Génération.s
Hendrik Davi, député LFI.
Hadrien Clouet, député LFI.
Marianne Maximi, députée LFI.
François Ruffin, député LFI.
Jérôme Guedj, député PS.
Arthur Delaporte, député PS.
Sophie-Taillé Polian, députée Génération.s






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