vendredi 9 janvier 2015

ANRAS UN NOUVEAU CAS DE CRIMINALISATION DE L’ACTION SYNDICALE

Le communiqué de la Coordination Régionale CGT Midi-Pyrénées Santé et Action Sociale :

ANRAS UN NOUVEAU CAS DE CRIMINALISATION DE L’ACTION SYNDICALE


Depuis plusieurs années, l’ANRAS (Association Nationale de Recherche et d’Action
Solidaire) association du secteur médico-social présente en Midi-Pyrénées et Languedoc-
Roussillon, est dans une situation de conflit social majeur.
En juin 2013, dans un climat social délétère, malgré la répression, les camarades ont démontré
leur détermination à œuvrer collectivement pour l’intérêt des salariés et des usagers.
L’intersyndicale de l’ANRAS a alors produit un tract unitaire dénonçant la situation, le
« parachute doré » du Directeur de l’époque, et la gestion désormais dévolue à la Directrice
Générale Adjointe. Cette dernière a porté plainte…
En juin 2014, alors que les Délégués Syndicaux Centraux CFDT et CFE-CGC ainsi qu’un autre
camarade de la CGT étaient placés sous le statut de témoin assisté, les Délégués Syndicaux
Centraux CGT, FO et SUD ont été mis en examen pour avoir revendiqué dans une démarche
syndicale digne, juste et responsable, la « paternité » de ce tract intersyndical.
Dès le début, la CGT et les autres organisations syndicales concernées, se sont engagées et sont
intervenues avec et auprès de ces camarades pour la défense des libertés d’actions et
d’expressions syndicales.
Alors que les tribunaux sont dans une situation d’engorgement avérée, cette « justice de
classe » semble faire de « l’affaire ANRAS » une priorité absolue et démontre une nouvelle
fois sa volonté d’aller jusqu’au bout de sa logique de criminalisation de l’action syndicale !
En effet, ce jeudi 8 janvier 2015, les DSC mis en examen viennent de se voir signifier par
huissier de justice, à leur domicile, leur convocation au tribunal correctionnel de Toulouse pour
lundi 19 janvier 2015 à 14h.
A l’heure où le « dialogue social » est de tous les discours, NOUS CONDAMNONS avec la
plus grande fermeté cette attitude qui consiste à mettre à mal des individus pour tenter de
bâillonner les salariés et leurs représentants engagés à leurs côtés.
Cette attitude à l’égard des syndicalistes, et particulièrement de la CGT, n’est pas nouvelle et
tend à prendre de l’ampleur comme le démontre toutes les attaques dont ses représentants sont
victimes !
La situation de l’ANRAS s’inscrit dans cette même logique, comme nous l’avons dénoncé à
plusieurs reprises.
Cette situation doit cesser à l’ANRAS, comme ailleurs.
Pour dénoncer la criminalisation de l’activité syndicale,
Pour la défense des libertés d’expressions et d’actions syndicales,
La CGT appelle à un rassemblement devant le tribunal correctionnel de Toulouse le lundi
Pour la défense de nos camarades,
19 janvier 2015 à 13h00.

samedi 17 mai 2014

Intersyndicale : "Association ANRAS : Soutenons nos camarades !"

http://sante.cgt.fr/Association-ANRAS-Soutenons-nos

Les fédérations CGT, FO et SUD dénoncent l’acharnement contre des syndicalistes de l’Association ANRAS (1).
Suite à la plainte déposée le 10 juin 2013 par l’ex-directrice adjointe de l’Association ANRAS, quatre délégués syndicaux centraux (CFDT, CGT, FO, SUD) sont convoqués devant un Juge d’Instruction lundi 19 mai 2014, en vue d’une éventuelle mise en examen au motif d’avoir écrit des propos injurieux et outrageants dans un tract intersyndical. Un militant du siège de l’Association est également convoqué pour l’avoir affiché.
L’avocat de l’intersyndicale et les trois fédérations syndicales CGT, FO et SUD considèrent que les propos qui sont retenus ne sont ni injurieux, ni outrageants.
Aujourd’hui, il existe une volonté de travailler dans un climat social apaisé, partagée par les organisations syndicales et le nouveau directeur général (nommé en février dernier). Il serait regrettable que le Conseil d’Administration perdure dans sa volonté de criminaliser l’activité syndicale. Dans l’intérêt de la prise en charge des résidents et pour améliorer les conditions de travail des salariés, le CA doit impérativement tourner la page ! A cette fin, l’intersyndicale CGT, FO et SUD demande au Conseil d’administration de l’ANRAS de retirer sa (ou ses) plaintes contre les syndicalistes.
Pour les Fédérations CGT, FO et SUD, faire respecter les droits à revendiquer, à lutter pour plus de justice sociale relève de la pratique militante.
Ce n’est certainement pas l’acharnement à la judiciarisation de l’activité syndicale qui permettra de faire avaler la pilule du « pacte de responsabilité » de la casse des services publics et de la protection sociale.

CGT, FO et SUD lancent un appel à venir en nombre soutenir les salariés mis en cause, lors du rassemblement prévu lundi 19 mai 2014, à 14 heures, devant le TGI de Toulouse (Allée Jules Guesde) mais aussi à envoyer des motions de soutien aux fédérations CGT, FO et SUD qui les transmettront.


La liberté de se syndiquer et de militer n’est pas un délit mais un droit fondamental.


(1) L’ANRAS gère 35 établissements dans les régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, dans les secteurs de la protection de l’enfance et de la jeunesse, du handicap enfants/adultes et des personnes âgées ; environ 1.700 salarié-es prennent en charge près de 2.000 usagers..

dimanche 9 juin 2013

"Anras : le directeur licencié"

Article de La Dépêche : http://www.ladepeche.fr/article/2013/06/08/1644910-anras-le-directeur-licencie.html

Anras : le directeur licencié
Alors que direction et syndicats semblaient camper sur leurs positions de puis plusieurs semaines, le conflit ouvert à l’Anras en novembre 2012 vient de franchir une étape importante. Dans un mail adressé au personnel, Pierre Martin, président du conseil d’administration de l’association qui emploi 1 700 salariés en Midi-Pyrénées et dans l’Aude, a annoncé jeudi 5 juin, le licenciement de Dominique Bloch Lemoine le directeur général de l’Anras. Ce départ constituait une des principales revendications du personnel. Dans un tract cosigné par la CGT, la CFE-CGC, FO, Sud et la CFDT, ce licenciement est qualifié de «première grande victoire pour les syndicats, le comité central d’entreprise, les représentants du personnel et tous les salariés». Mais cette «grande victoire» n’est qu’une première étape pour l’intersyndicale qui appelle l’ensemble des salariés à se rassembler mardi 11 juin à midi place du Capitole avant une manifestation prévue à 14 heures devant la préfecture.
Pour l’intersyndicale qui dénonce depuis des mois l’absence de dialogue social et professionnel qui ont conduit à la fermeture par arrêté préfectoral du centre éducatif renforcé de Eup, et à la paralysie totale de l’association, le choix de manifester sous les grilles du préfet est stratégique. Car après la demande d’ouverture d’une enquête de l’Igas (inspection générale des affaires sociales) adressée début mars par la fédération Santé action sociale de la CGT aux trois ministères de tutelle de l’Anras , et relayée quelques semaines plus tard par un courrier de Pierre Izard, président du conseil général de la Haute-Garonne et principal bailleur de fonds de l’association, la préfecture détient les clefs de la résolution du conflit. Une résolution qui, pour les organisations syndicales, passe impérativement par «l’intervention des pouvoirs publics pour qu’une administration provisoire se mette en place rapidement.»
B.dv.