samedi 23 octobre 2021

Compte rendu - CSE Médico-Social Enfance et Adultes du 14 octobre 2021

Et si on parlait plutôt augmentation de salaire

100 balles et un mars, expression populaire qui résume assez bien le message du gouvernement.
 
100 euros une fois, pas pour tout le monde, pour tenter d’étouffer le trop-plein de colère des Français face à la baisse de leur pouvoir d’achat.
 
Une barre chocolatée pour améliorer l’ordinaire à noël… c’est leur petit coté humain. Il ne fait aucun doute que la visite de Castex à Rome l’aura inspiré.
 
La somme n’est, pourtant, pas symbolique.
 
Pour un grand nombre d’entre nous, c’est presque l’augmentation qu’il faudrait à notre salaire tous les mois pour tout simplement vivre.
 
Augmenter les salaires, voilà bien la question que gouvernement et patronat veulent à tout prix éluder.
 
Jusque là, ils avaient réussi à confisquer le sujet en usant du chantage sur l’emploi, de la compétitivité, du “coût du travail”, de l’inflation...
 
Aujourd’hui encore, tous les arguments sont mobilisés pour éviter d’en parler.
Car ouvrir le débat sur les salaires, c’est s’interroger collectivement sur l’utilisation des richesses créées.
C’est aller chercher de vraies solutions et pas se contenter d’un chèque cadeau.
 
Il reste que la question enfle dans toutes les têtes.
Pour preuve : le nombre de luttes qui s’engagent sur la question des salaires.
 
Dans les entreprises où les salariés s’emparent du sujet, les directions sont contraintes de lâcher du lest. Un signe encourageant pour tous les autres.
 
Un point d’appui pour aller chercher partout des augmentations de salaire maintenant !



jeudi 21 octobre 2021

Lancement de l'enquête sur les métiers du lien et du soin

Dans le cadre de sa campagne « Investir dans le secteur du soin et du lien aux autres et revaloriser les métiers féminisés », la CGT lance une vaste consultation auprès de 14 professions du secteur du soin et du lien.
Syndiqué·es ou non, les professionnel·les concerné·es sont appelé·es à répondre à un questionnaire en ligne.

Avec un financement de l’Institut de recherches économique et social, une équipe de recherche animée par Rachel Silvera a établi une liste de métiers « applaudis pendant le confinement, oubliés depuis ».

Il s'agit des métiers suivants :

- accompagnant·e des élèves en situation de handicap (ou AVS),
- aide-soignant·e,
- agent·e d’entretien ou agent·e des services hospitaliers,
- agent·e territorial·le des écoles maternelles (ATSEM),
- aide à domicile ou auxiliaire de vie,
- assistant·e familial·e,
- assistant·e maternel·le,
- assistant·e des services sociaux,
- auxiliaire de puériculture,
- éducateur·trice de jeunes enfants,
- éducateur·trice spécialisé·e,
- infirmier·e,
- professeur·e des écoles,
- sage-femme. 

« Toutes ces professions ont en commun de s'occuper de nos vies. De la petite enfance jusqu'à la perte d'autonomie, on couvre tous les besoins vitaux. » commente Rachel Silvera, maîtresse de conférence à l'université Paris Nanterre, codirectrice du réseau MAGE, membre du collectif confédéral Femmes Mixité.


Le but de cette consultation est de connaître précisément le contenu du travail réalisé.

Elle commence par des questions sur le diplôme et l'expérience, demandant notamment aux répondant·es d'évaluer le temps nécessaire pour être opérationnel·le dans leur métier.

Des questions permettront aussi de cerner le degré d'autonomie et de responsabilité, mais aussi les contraintes dans le temps de travail et la pénibilité de chacune de ces 14 professions.

Les répondant·es sont ensuite invité·es à parler de leur rémunération et de leurs propositions pour revaloriser ces métiers.

Si ces emplois occupés majoritairement par des femmes sont dévalorisés, c'est parce qu'on considère qu'ils feraient appel à des compétences « naturelles » pour elles et non à de véritables qualifications. Mais, selon une maxime en vigueur au Canada que cite Rachel Silvera : « une gardienne d'enfants vaut bien un gardien de zoo. »

mardi 19 octobre 2021

Avancée sociale à l'ANRAS : conjuguer pouvoir d'achat et santé !

    Depuis plusieurs mois, la CGT ANRAS bataille pour augmenter le pouvoir d'achat des salarié.e.s de l'ANRAS et a proposé la meilleure solution possible à ce jour qui permet d'allier politique de santé, financement de notre système social et augmentation du pouvoir d'achat.

    Pour l'augmentation des salaires aussi bien entendu, mais ça, c'est un combat national, comme par exemple lors des mobilisations du 5 octobre ou du 15 juin par exemple (et la forte mobilisation des salarié.e.s de l'association permet par ailleurs de renforcer le rapport de force et permet l'obtention de nouveaux droits dans l'entreprise).

    Ce mardi 19 octobre est l'aboutissement de cette longue bataille (déjà évoqué dans notre "point d'étape NAO", notre compte-rendu vidéo en mai et dans notre tract de bilan 2020/2021), validé par la signature de l'accord en NAO.

Retrouvez le tract diffusé dès ce soir dans les établissements :

 
La vidéo explicative en live à la sortie :

    L'accord est disponible en intégralité en cliquant ici.

Accord participation exceptionnelle de l'employeur au régime de Complémentaire Santé